Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 10:03
Vous n'ignorez pas que récemment est sorti un ouvrage "Plouhinec autrefois". Jean-Jacques Doaré, l'auteur retrace dans ce livre de 376 pages ce que fut la vie à Plouhinec dans le passé et les diverses transformations que connut la commune au cours du temps. Je n'ai pas lu ce livre mais je vous invite à découvrir l'analyse qu'en a faite le blog "Errances... en Bretagne" qui a apprécié la qualité des textes et des illustrations de ce premier tome.
Par l.cogan
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 00:11

 

 

Tel était le titre de l'article du Télégramme du 6 Avril 2010 qui revenait sur le projet du centre et du sentier d'interprétation du Souc'h et Menez Drégan.

A l'origine de tout ceci, le site archéologique de Menez Dregan, la nécropole mégalithique de la pointe du Souc'h et l'Allée couverte de Menez Korriged.

Il s'agit là de sites préhistoriques de grandes importances. Que l'on souhaite les mettre encore plus en valeur n'est pas une mauvaise chose en soi, au contraire. Cependant la tournure que prend ce projet pharaonique augure mal de la suite.


Voici le projet tel qu'il nous l'est présenté par la municipalité :


<< Le parti pris est de proposer une offre culturelle et de loisir dans la commune de Plouhinec mais aussi de donner une plus-value culturelle à un sentier de randonnée existant, le GR34. L'objectif est également de donner de la visibilité et de la lisibilité au site de Menez Dregan à travers un aménagement paysager et une interprétation accessibles à tous, et ainsi informer et sensibiliser les visiteurs aux campagnes de fouilles et donc aux savoirs et compétences des archéologues. Le sentier d'interprétation permet d'aborder le paysage et son évolution suivant les phases climatiques et l'activité humaine. L'idée retenue est de découvrir les paysages à travers l'histoire. Des points seront matérialisés par des stations (voir ci-dessus), au nombre de huit. Le projet final devra être validé par le comité de pilotage. La phase 1 devra être terminée pour le 31décembre 2009. Cette opération représente un tiers du coût total, soit 198.445EUR HT. La commune a obtenu à ce jour 63.471EUR du PER (Pôle d'excellence rurale). >>

 

La municipalité avance qu'une grande partie de ce projet sera financé par des subventions territoriales ou autres. Mais qu'en est-il pour le moment ?


Ouest France

lundi 05 avril 2010

<<Le projet, en début d'étude d'un coût de 45 615 €, était estimé à 595 335 € HT dont 198 445 € pour le volet paysager, 396 890 € HT pour les travaux architecturaux et partie de scénographie. La commune a déjà versé 252 170 € pour la première tranche du centre interprétation du patrimoine archéologique ainsi que 15 000 € pour la tranche 2 du Souc'h. Cette année, les travaux prévus sur le site néolithique s'inscrivent en prévisionnel pour la commune, à hauteur de 37 750 € et la phase 2 du centre d'interprétation à 475 000 €.

Côté subventions, 37 500 € de la Drac sont en attente de la seconde tranche de travaux, la demande de 99 000 € au conseil général dans le cadre de contrat de territoire est en cours, la Région a confirmé l'apport de 68 110 €.

Dans le cadre de pôle excellence rurale 21 000 € sont en cours de versement, le plan de financement initial prévoit 63 471 € d'apport. Concernant la nécropole du Souc'h, 15 825 € de la Région ont été perçus, pas de réponse de la demande de 13 187 € au conseil général. Une participation de la DGE à hauteur de 62 500 € n'est pas accordée car elle ne peut se cumuler avec celle de la Drac. La subvention de l'agence de l'eau à hauteur de 87 265 € perçue pour le diagnostic des installations individuelles du Spanc n'ayant pas été budgétisée, elle devrait compenser l'absence du financement de la DGE.>>

 

 

Le projet final est donc estimé à près de 600 000 € HT (3,87 millions de francs). Et l'on a pu constater par le passé que parfois les coûts réels étaient sans commune mesure avec les prévisions (pourtant calculées à l'euro près à la base). J'ai en mémoire le coût de la mairie par exemple qui coûte "pour le moment" largement plus de deux fois le coût estimé.

Si l'on compte et soustrait les subventions perçues et confirmées, on en est encore à plus de 400 000 €. Quelques subventions vont probablement encore être accordées. Mais dans quelles proportions ? On sait fort bien que l'Etat et les collectivités territoriales ont un budget de plus en plus serré. A ce sujet, c'est le maire lui-même qui disait, dans un contexte plus général, je cite : <<De toute façon, il faudra compter de moins en moins sur les subventions.>>. Alors, est-il raisonnable de se lancer dans un projet aussi coûteux dans le contexte actuel que ce soit au niveau des emprunts de la commune, de l'imposition des Plouhinecois et des subventions accordées au compte-goutte ?

 

Près de 600 000 € HT ! Imaginez ce que l'on aurait pu réaliser avec cette somme !!

Je ne dis pas encore une fois qu'il ne fallait rien faire concernant Menez Dregan mais j'affirme par contre que la folie des grandeurs a encore présidé aux choix quant à la nature et aux coûts de ce projet. Une folie des grandeurs à la charge des Plouhinécois, et c'est bien là le problème.

 

Mais surtout qu'est-ce que cette dépense énorme va apporter à Plouhinec en terme de recettes ? Y aura t-il des visites ou entrées payantes à tel ou tel endroit ? Après tout on sait que le maire tient à coeur de faire payer aux capistes la visite de la Pointe du Raz. Cela va t'il attirer un nombre conséquent de touristes à Plouhinec ? Ces derniers décideront-ils de loger et de consommer plus à Plouhinec qu'ailleurs ? On pourra me reprocher mon approche essentiellement comptable d'un tel projet, mais enfin dépenser près de (ou +) de 600 000 € HT pour un projet qui flattera certainement certains égos mais n'apportera sans doute pas beaucoup de recettes à la commune me semble particulièrement excessif. 

 

Mais le coût final que cela représentera est une chose, les premiers éléments que l'on a pu voir en est une autre. Force est de constater que pour le moment les premiers effets visibles de ce vaste projet ne font pas l'unanimité. C'est le moins que l'on puisse dire. On pourrait me rétorquer qu'il y a toujours des esprits chagrins pour critiquer chaque projet. Mais je reprends un article du Télégramme (06/04/10) :


<<(...) Jacques Paul, quant à lui, est revenu sur l'aménagement du sentier d'interprétation de la pointe du Souc'h, qui provoque des inquiétudes chez certains citoyens : <<Le choix des matériaux est surprenant, les éléments ne sont pas insérés dans le site, il y a une réelle différence entre le projet voté et sa réalisation dans les faits.>> Il enfonce le clou, <<cette réalisation pose problème et apparaît même comme dangereuse à certains endroits >>.


<< ... et reconnait pour Le Souc'h

Le maire, embarrassé, a reconnu que lui aussi «se posait des questions» et que certains éléments n'étaient «pas jolis» tout en contestant une partie des arguments de Jacques Paul. Il a, en outre, indiqué qu'«une réunion est prévue le 7avril pour voir comment améliorer les choses.»


Ainsi, on commence par lancer un projet particulièrement onéreux, à dépenser des milliers d'euros pour finalement se rendre compte qu'il y a des problèmes, et être surpris par l'aspect que cela prend et constater même que ce n'est pas "joli". Ainsi, il fait partie du comité de pilotage, il lance un projet de plusieurs centaines de milliers d'euros et une fois que le travail est entamé, il s'interroge ?? Cela me rappelle un autre projet "ambitieux", celui du conservatoire des bouées où là encore, sans aucune consultation auprès de la population, la municipalité s'était lancée, dépensant comme de l'argent de poche les impôts des Plouhinécois (9 000 €). Et qu'en est-il de ce projet ? Les bouées continuent de rouiller.

 

Le maire Jean-Claude Hamon disait <<Il ne faut, cependant, pas oublier que si aujourd'hui certaines nécessités apparaissent en terme d'investissement, la gestion du quotidien démontre chaque jour que de nouvelles opportunités apparaissent régulièrement et le plus souvent elles sont imprévisibles et qu'il faut toujours être prêt à les saisir et à adapter le budget, si nécessaire, pour être prêt à y faire face.>>

Ce n'est pas la première fois que le maire emploie ce terme d'<< opportunités >> sur lesquelles il ne faut pas hésiter à se jeter. <<Avoir nos écoutilles ouvertes est indispensable. Il faut être prêt à saisir toutes les opportunités.>> écrivait-il encore dans un bulletin municipal. Le conservatoire de bouées et l'aire de pique-nique sur le blokhaus font partie de ces opportunités. Et comme, pour reprendre ses termes, chaque jour apparaissent de nouvelles opportunités, je me demande quelles seront les prochaines ?

 

 

Ouest France

samedi 27 mars 2010

<<Proche du petit phare de Pors-Poulhan, des bancs en granit et tables se sont installés, trois salons ont ainsi fait leurs places sur la côte. Il semblerait que le sentier d'interprétation du port jusqu'à la Pointe du Souc'h prenne le chemin d'un mécontentement. Des promeneurs regrettent amèrement la transformation des lieux, « en aire de pique-nique comme sur des autoroutes... ». Le bar-alimentation du petit port devient le bureau des doléances. Et certains de s'interroger sur la propreté des lieux à l'avenir, « il faudra aussi installer des poubelles, les tables risquent d'être dégradées... » et d'appréhender le piétinement sur le site. Certains jugent aussi dangereux, l'installation de ce salon sur le blockhaus, « il y aura aussi des barrières ? » Une grand-mère ne décolère pas, « mais qu'ont-ils fait à Pors-Poulhan? »


Comme je l'ai déjà dit précédemment, tout ce qui faisait le charme de Pors Poulhan c'était son côté simple et authentique. La bigoudène de pierre (sculpture de l'illustre René Quillivic) suffisait à lui apporter un prestige supplémentaire. Ce petit port historique avait échappé fort heureusement à un autre projet pharaonique et farfelu (le conservatoire des bouées). Mais il était écrit que Pors Poulhan devait être dénaturé. Le maire a voulu laisser son empreinte. Pors Poulhan, entre autres, en aura fait les frais.

 

Une petite anecdote : quand je suis allé voir et photographier l'aire de pique-nique sur le blockhaus de Pors Poulhan, il faisait un temps magnifique. J'y suis resté un bon moment et j'ai vu de nombreux touristes marcher le long de la côte à sa hauteur. Pas un seul ne s'est arrêté sur cette aire de pique-nique. Pas un seul ne s'est assis sur ces "bancs" de granit. J'étais même le seul à prendre des photos de ces chefs d'oeuvre d'art moderne. Les touristes photographes tournaient leur objectif vers la mer et le port.

 

Ouest France

lundi 29 mars 2010

<<Samedi, l'assemblée générale de Démel, l'association pour le développement maîtrisé des espaces littoraux de Plouhinec a pris une tournure improvisée. Une pontécrucienne, Françoise Decourchelles a alerté l'opinion sur la tournure que prenait le sentier d'interprétation de la Pointe du Souc'h à Pors-Poulhan. (voir Ouest-France du samedi 27 mars). Jacques Paul, le président, a rappelé qu'en conseil municipal, lui et élus d'opposition avaient approuvé la création du sentier d'interprétation pour une valorisation des sites archéologiques et aménagement de la maison Kerloch en muséographie, « une bonne idée sur la foi d'un dossier assez sommaire », reconnaît-il.

Un cabinet d'études de Brest avait été nommé pour mener à bien ce projet ainsi qu'un comité de pilotage constitué du maire Jean-Claude Hamon, ingénieurs du conseil général et direction générale des affaires culturelles de Bretagne, d'archéologue départemental et du CNRS, architecte des bâtiments de France, représentants de la préfecture, agence Ouest-Cornouaille de développement et office de tourisme de Plouhinec. « Le projet prend un aspect curieux et pose question. On voit fleurir sur un blockhaus des tables de pique-nique... », relève Jacques Paul, « C'est impressionnant ces volumes de granit et c'est beaucoup d'argent », ajoute-t-il pour le moins décontenancé. Selon Françoise Decourchelle, « ils n'ont rien compris, tout est dégradé et investir tant d'argent c'est cynique. Des aires de repos d'autoroute, trois tables sur un même site, des pupitres métalliques numérotés... Les archéologues travaillent avec des pinceaux et petites cuillères sur le site et eux à côté avec leurs gros sabots... ». Jacques Paul de s'interroger, « le conseil général et archéologues ont-ils été abusés par un projet trop léger ? » Et Françoise Decourchelles de répondre, « au niveau tonnage c'est pourtant pas mal !».>>



Le Télégramme

Vendredi 2 Avril 2010

(…) Samedi, à l'occasion de l'assemblée générale de l'association pour le Développement maîtrisé des espaces littoraux de Plouhinec (Demel). Françoise Decourchelles n'y est pas allé par quatre chemins.

<< Dénaturation >> et sens de l'investissement

<< Personne ne comprend : ce site a été le théâtre d'un travail minutieux des archéologues. Pour en arriver là aujourd'hui : une véritable dénaturation par les bulldozers >>, renchérit-elle. La militante enfonce le clou : <<Ce sont des investissements coûtants beaucoup d'argent pour un résultat catastrophique. C'est absolument cynique en ces temps de crise >>, martèle-t-elle devant l'auditoire.

<<Présentation sommaire>>

(…) Le président de Demel va même jusqu'à se demander si les bailleurs de fonds que sont la Région et le Département << n'ont pas été abusé sur ce projet >>

 

« mais qu'ont-ils fait à Pors-Poulhan? »

 

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Ca fait un peu piliers en inox rouge de table de bar...

 

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La peinture recouvrant ce pupitre métallique est décolée au centre. Y avait-il quelque chose de fixée et que l'on a enlevée ? 


 


 

 

Par l.cogan
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 23:46

 

 

Le Télégramme

Samedi 3 avril 2010

(…) Taxes locales : + 1 %

Plus loin, la présentation du budget de la commune pour 2010 a donné lieu à un débat animé entre le maire et les conseillers d'opposition. En particulier la décision d'augmenter les différents taux d'imposition de 1 %. Ainsi, Alain Floch s'est interrogé sur la pertinence de l'augmentation des taxes et des impôts << alors que les Capistes ont des revenus moindres qu'ailleurs.>>


 

Il faut bien payer, entre autres choses, l'aire de pique-nique sur le blockhaus de Pors Poulhan...


Je vous ramène également à mon article du Mardi 27 octobre 2009.


<<Maîtrise de la pression fiscale. Faire qu'à terme on ne paie pas plus d'impôts à Plouhinec qu'ailleurs.>>

<<Les finances sont maîtrisées. Grâce à une gestion rigoureuse depuis 6 ans, nous pouvons aujourd'hui emprunter sans augmenter les impôts.>>


Voici les promesses faites en 2001. Depuis les impôts n'ont cessé d'augmenter. Certes il ne s'agit que d'une hausse de 1 % des différents taux d'imposition cette année mais auparavant ils augmentèrent de + de 30 % en cinq ans depuis la date de cette promesse électorale et, à des taux variables, ils n'ont cessé d'augmenter.

Je vous ferai grâce des analyses rétrospectives des débats d'orientations budgétaires dans lesquels la municipalité tente de faire croire, sous une avalanche de pourcentages divers et variés et d'explications de texte que, bien qu'il soit plus onéreux de vivre à Plouhinec qu'ailleurs, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

Petit exemple amusant, parmi d'autres, que l'on peut lire dans le compte rendu du conseil municipal du 11 mars 2010 dans la rubrique "Débat d'orientations budgétaires" :

<<(...) Le produit des impôts locaux/habitants est toujours supérieur aux moyennes nationales, par contre la DGF/habitant est toujours supérieure à PLOUHINEC par rapport aux communes de mêmes strates.

On constate, par ailleurs, qu'en 2008 plus de 47 % des recettes communales de fonctionnement proviennent de la fiscalité locale et que cette part à tendance à augmenter régulièrement depuis 2004 ; alors que celle de la DGF reste plafonnée à 29 % des recettes de fonctionnement.

Ces chiffres sont le constat que la commune s'affranchit régulièrement des recettes attribuées par l'Etat.>>

Admirable subterfuge de Mme LE BORGNE pour tenter de faire croire que tout va dans le bon sens. Quelle est la réalité, en langage clair, de tous ces pathétiques salmigondis ?

Premièrement : le produit des impôts locaux/habitants à Plouhinec est toujours supérieur aux moyennes nationales. Bref, on paye plus d'impôts locaux à Plouhinec qu'ailleurs. Ca c'est un fait clair et précis.

Deuxièmement : Dans un premier temps, la municipalité semble se réjouir que la DGF/habitant soit supérieure à Plouhinec que dans les communes de mêmes strates, mais dans un deuxième temps, elle semble aussi se réjouir que les recettes de la DGF reste plafonnée à 29 % des recettes de fonctionnement. Qu'est-ce que la DGF ? La Dotation Globale de Fonctionnement qui est une somme attribuée par l'Etat aux communautés territoriales. Quand on nous explique que<<la commune s'affranchit régulièrement des recettes attribuées par l'Etat>>, cela signifie simplement que la commune augmente les impôts locaux.



Quand l'opposition fait remarquer que les taux d'imposition à Plouhinec sont très au-dessus de ceux des communes avoisinantes, le maire répond qu'on ne peut pas se comparer aux communes du Cap-Sizun et qu'il faut se comparer globalement aux communes de même strate, c'est-à-dire aux communes se situant entre 3500 et 5000 habitants. Ce qui n'est pas forcément logique puisque un plus grand nombre d'habitants signifie mathématiquement plus de recettes fiscales. Les plouhinecois,  bien que payant plus d'impôts locaux qu'ailleurs ne bénéficient pourtant pas de plus de services que les autres communes, de même strate ou pas.  Mais le maire dit qu'il faut se comparer aux communes de même strate. C'est ce que j'ai fait. Le tableau suivant présente les impôts locaux à Plouhinec ainsi que leur évolution par rapport à la moyenne des communes de la même strate.
(Chiffres officiels : http://alize22.finances.gouv.fr/communes/eneuro/)

 

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Taxe d'habitation

En 2009, le taux de la taxe d'habitation à Plouhinec est supérieur de 26,34 % par rapport au taux moyen de la strate.

Plouhinec : 16,79 % - Taux moyen de la strate : 13,29 %

Le maire Jean-Claude Hamon souhaitait que l'on se compare aux communes de la même strate. Voilà qui est chose faite.


Tout comme les shadoks, la municipalité continue de pomper dans le budget communal, pomper dans le porte-monnaie des Plouhinécois.

 

shadok

 

A propos des shadoks, voici une petite vidéo, une séquence nostalgie, de ces curieuses créatures qui rappelleront bien des souvenirs à beaucoup.

 

 

Par l.cogan
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 15:20

 

Ouest-France
mercredi 19 mai 2010
Ménez-Drégan : une question d'interprétation


Le sentier d'interprétation de Ménez-Drégan ne prend pas le chemin de la communication. Ce lundi, si l'introduction à la séance municipale a été un brin poétique, sa conclusion a été nettement plus sèche. Dany Lucas, opposition, s'est enquis du sentier d'interprétation.

Lors du dernier conseil, Jacques Paul, absent lors de ce conseil, avait émis de nombreuses réserves sur l'évolution du chantier notamment à Pors-Poulhan, interrogeant le maire Jean-Claude Hamon, sur la teneur de la réunion de la commission et sur les améliorations éventuelles à apporter au projet, l'élue d'opposition s'est vu rabrouer par le premier magistrat, <<la commission avec la Drac, conseil général, régional... s'est réunie... on verra... il faut attendre le résultat >>. Une fin de non-recevoir du maire qui n'entend pas, <<polémiquer avec ceux qui ne sont pas de Plouhinec... et leurs gesticulations...>> Le premier magistrat faisait, sans doute, référence à la Pontécrucienne Françoise Decourchelles, qui par courrier, adressé notamment au maire s'était indignée du chantier en cours. Elle était également intervenue lors de l'assemblée générale de (...) Demel.


Rappelons brièvement les faits. Dans le cadre du vaste et très onéreux projet du sentier d'interprétation sur lequel je me suis exprimé dans mon article du 18 mai, une aire de pique-nique a été installée sur le blockhaus de Pors-Poulhan. Une initiative qui a suscité colère et incompréhension chez beaucoup d'habitants. Le maire, Jean-Claude Hamon, embarrassé par la tournure que prenait ce projet, a indiqué lors d'un précédent conseil municipal,qu'«une réunion est prévue le 7 avril pour voir comment améliorer les choses.»

 

L'opposition, durant le Conseil municipal du 17 mai, est donc dans son rôle quand elle demande des éclaircissements sur la suite de ce projet qui a provoqué crainte et mécontentement, sachant qu'une réunion sur le sujet avait eu lieu. Mais voilà, le sujet irrite le maire qui rabroue l'élue d'opposition.  Jean-Claude Hamon oublie qu'en tant que premier magistrat et que membre du comité de pilotage du sentier d'interprétation, il doit rendre des comptes à l'opposition qui représente aussi la population.

Le maire n'entend pas <<polémiquer avec ceux qui ne sont pas de Plouhinec... et leurs gesticulations...>> On dit souvent qu'on ne veut pas polémiquer quand on ne veut pas discuter, quand on veut éviter, éluder un sujet dérangeant. Il n'était pas question ici de polémiquer mais simplement d'obtenir quelques éclaircissements sur un projet particulièrement flou.

Quant à <<ceux qui ne sont pas de Plouhinec>> : Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés. C'est ça le principe ? Une personne qui n'est pas de Plouhinec, n'a pas le droit de se promener sur la côte plouhinécoise et de s'insurger contre telles ou telles choses ? Symboliquement, ça ressemble fort à l'enceinte de rondins de bois qui entoure le village gaulois d'Abraracourcix, l'isolant du monde extérieur. Je croyais les querelles de clocher d'un autre âge. Une personne qui s'exprime librement dans le cadre d'une réunion d'une association et qui ne va pas dans le sens du maire se voit taxée en plein conseil municipal de faire de la gesticulation. Amis capistes, concernant Plouhinec, vous êtes prié de vous taire !

 

L'affaire de l'aire de pique-nique de Pors-Poulhan a connu un nouveau rebondissement. En effet, la table et ses deux bancs en granit ont disparu. La réunion de la commission avec la Drac, le conseil général et régional, a dû estimer que cet aire de pique-nique était particulièrement mal adaptée à un cadre comme celui du port de Pors-Poulhan. Ou il y a une autre raison à cette disparition mais comme le maire ne désire pas communiquer sur le sujet, le flou demeure quand au pourquoi et au comment. Du coup, on se retrouve avec un socle en pierres de taille sur le blockhaus quasi vide, excepté quelques "bancs" de granit alignés comme des cercueils dans une nécropole. L'aire de pique-nique s'est transformée en "aire de rien". Tant d'argent gaspillé pour une surface quasi vide. Pire. Comme avec ce socle et ces bancs, les promeneurs sont invités à monter sur le blockhaus, les responsables, craignant que quelqu'un chute dans le fossé donnant accès à l'entrée du blockhaus en contre-bas, ont installé une barrière. Avec une barrière en fer de couleur rouge bordeaux, la couleur de la commune (comme les bancs et les lampadaires) qui délimite une surface en pierre de taille qui n'a plus de raison d'être (à moins qu'on nous installe encore quelque chose...), on peut dire que le côté authentique d'un des plus hauts lieux de la commune et l'une des plus belles cartes postales de Plouhinec comme l'écrivait le Télégramme en a pris un sacré coup.

 

<<La capacité de discernement et d'anticipation doivent être les principales qualités de ceux qui ont la charge des affaires, l'instinct les complète...>> dixit le maire Jean-Claude Hamon. La capacité de discernement semble avoir pris congé depuis pas mal de temps.

 

Dernièrement, à propos de la Communauté de commune, le maire disait durant le conseil municipal du 11 mars 2010 : <<On a affaire à une poignée d'élus amateurs – démagogues – qui n'ont aucun sens des responsabilités.>> Pourtant quand on regarde comment ont été géré le toujours inexistant conservatoire des bouées et le blockhaus de Pors-Poulhan, comment ne pas y voir de l'amateurisme.

 

 

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Par l.cogan
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 14:49

 

Le blog est resté inactif de nombreux mois car je n'avais pas de temps à y consacrer.  Cependant, en lisant le bulletin communal de Juillet, j'ai ressenti le besoin de m'exprimer à nouveau, au sujet des rubriques "La voix de l'opposition" et "Chronique de la majorité".


Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de les lire, je les reproduis ici :


<< La voix de l'opposition
Le budget 2011 a été arrêté par la majorité municipale dans une atmosphère aussi tendue que d'habitude, faute d'écoute et de possibilités de débats.
Aux dépenses figure une somme de 45 000 euros pour la remise en état  de 13 bouées et d'un feu de port. En 2007, ceux-ci avaient fait l'objet, dans l'urgence, d'une convention de prêt avec l'Etat pour la création d'un << Conservatoire des bouées >> à Plouhinec. Depuis lors, tout cela est entreposé, attaqué par la rouille, sur la zone de Lezvenez.
Ce projet, décrit au départ comme une simple idée par M. le Maire, devient ainsi réalité sans véritable débat. Le coût de l'opération est à l'évidence sous-évalué. Il ne tient pas compte du transport, de l'aménagement des socles et de la zone d'exposition des bouées et balises, certaines pesant jusqu'à 9 tonnes.
L'idée du Conservatoire n'est pas en soi mauvaise : il s'agit de notre patrimoine maritime.  Le  << Conservatoire >> pourrait attirer des visiteurs dans la commune. Mais il n'a pas de sens sans un véritable projet muséographique et pédagogique, qui raconterait l'histoire nationale et internationale du balissage, le code des couleurs et des voyants de bouées, les techniques d'éclairage (du gaz propane aux panneaux solaires en passant par des essais de petites éoliennes), les signaux sonores, sifflets et cloches, les vedettes et navires baliseurs, les marins... Et cela serait plus facile à faire en coopération avec d'autres musées (celui d'Ouessant mais aussi celui d'Audierne).
Faute d'un tel projet, qui aujourd'hui n'existe pas, le << Conservatoire >> ne sera qu'un tas de bouées, ne restera qu'un gaspillage d'argent public, argent qu'il vaudrait mieux consacrer aux priorités de la commune comme l'aménagement des accès de nos plages.
Pour finir, gageons que Monsieur le Maire rebondira encore sur cette chronique, contrairement à tous les usages, pour dénigrer les idées qui ne viennent pas de lui. >>


<< Chronique de la majorité
L'opposition nous fait une démonstration d'une prétention sans nom au sujet des bouées. Nous pensons que ce n'est pas la préoccupation majeure des Plouhinécois. Loin s'en faut. Nous préférons évoquer le projet de Plan Local d'Urbanisme (PLU) qui a été arrêté par la seule majorité municipale et vient d'être soumis à enquête publique.
Un conseiller municipal, relayé par ses collègues de l'opposition, mélange sans état d'âme sa fonction d'élu, de membre de la commission d'urbanisme et de Président de DEMEL, au mépris du respect du Code des Collectivités Territoriales. Il demande au Préfet de ne pas retenir des terrains proposés à la construction par la majorité et se félicite publiquement que le Préfet l'ait écouté. Lors de l'assemblée générale de DEMEL,ce même conseiller déclare : <<La priorité de Plouhinec n'est pas de construire, la commune est riche.>> La commune n'est pas plus riche que les autres mais ses finances sont saines et bien gérées. Les Plouhinécois qui seront lésés à cause de l'opposition apprécieront !
Au Conseil Municipal du 17 mars 2011, le Maire a demandé aux élus de voter une délibération appelant le Préfet à revenir sur sa décision de refus de permis de construire sur une parcelle ayant reçu un certificat d'urbanisme positif. La majorité a voté et l'oppostion s'est abstenue. Le Préfet est revenu sur sa décision, le permis a été accordé. On est élu pour défendre les intérêts des Plouhinécois.
L'opposition manque cruellement de propositions alternatives au Conseil comme dans les commissions. Elle choisit la critique systématique. Bref, elle entretient un climat délétère. Nous sommes unanimes à dire que, depuis le départ du regretté Marcel YOUINOU, il n'y a, dans l'opposition, aucune personne d'envergure, aucune proposition pour Plouhinec. On veut se faire connaître. Paraître et ne rien proposer : telle est l'attitude de l'opposition. >>

 


Visiblement M. le Maire ne change pas. Il ne souffre aucune critique et s'emporte toujours avec autant d'excès que de mauvaise foi. Tout d'abord, il reproche à l'opposition de s'opposer... Cherchez l'erreur. Dans son esprit, l'opposition est là pour valider ses choix et ne surtout pas se montrer critique ou, comble de la prétention, donner quelques conseils, faire quelques suggestions.  Quand l'opposition le fait, avec mesure comme on a pu le constater, elle reçoit une volée de bois vert que ce soit par le biais de son journal communal ou de la presse, ou plus exactement de ce qui fut longtemps son organe de presse : le Télégramme. S'il y a bien quelqu'un qui entretient un climat délétère aux Conseils, ce n'est pas l'opposition. Les exemples sont nombreux de ses emportements et excès, que ce soit lors des conseils municipaux, des réunions et manifestations de toutes sortes. C'est bien simple, chaque fois que le maire s'est exprimé lors de ses voeux, c'était pour casser soit l'opposition, soit le Conseil Général, soit la Communauté de communes, soit le Préfet, soit telle ou telle association. D'ailleurs, les membres même de sa majorité n'échappent pas à ses coups de sang, puisque madame Gloaguen, ex-adjointe aux affaires sociales, s'était vu retirer ses fonctions et son traitement et avait été sommée de démissionner parce qu'elle avait eu l'outrecuidance (je dirais moi le courage) de critiquer le maire,  déclarant qu'il était << impossible de travailler sereinement>> avec le maire, ajoutant <<En outre, votre intolérance, lors d'une demande de renseignements où d'une suggestion, votre verbiage et vos gesticulations sont pour la personne concernée d'une impolitesse qui ne devrait pas être le cas pour le premier magistrat d'une commune.>> (cf mon article du Lundi 27 avril 2009). Souvenons-nous aussi par exemple des médailles en chocolat (cf mon article du 18 mars 2009) et de la façon dont le maire avait injurié les membres de la Communauté de communes qui s'étaient réunis pour une session de travail à Plouhinec.

 

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L'histoire des bouées en est très symptomatique. L'oppostion, dans son billet de La voix de l'opposition considère que l'idée du Conservatoire n'est pas en soi mauvaise (ce n'est pas mon avis, mais passons). On est loin de la critique systématique que dénonçait le maire. L'opposition revient sur le fait que le maire l'avait annoncé comme une simple idée et que du jour au lendemain, sans aucune concertation ni débat, ni même aucune annonce, la convention de prêt avec l'Etat était signée et bientôt, aux frais des Plouhinécois ses bouées étaient acheminées à Lezvenez pour y pourrir sous la pluie. Outre le fait que le maire a décidé seul et sans référer à qui que ce soit, et notamment à l'opposition comme le veut les usages et la plus élémentaire pratique et logique, il s'est engagé dans ce processus sans l'ombre du plus petit commencement de projet initial. Il n'y avait même pas d'endroit déterminé pour ce <<Conservatoire>>. D'ailleurs d'après le Télégramme du 20/07/2008, son emplacement devait être choisi en tenant compte de l'avis de la population. A quel moment, l'avis de la population a-t'il été sollicité ? Vous connaissez la réponse. Puis la majorité pensa un temps à Pors Poulhan, projet heureusement contrarié. Puis, faute de projet initial justement, les bouées restèrent à se dégrader pendant des années (de 2008 à aujourd'hui !!). Que l'opposition s'interroge sur le devenir de ce projet et ce que ça coûtera à la commune, et fasse quelques suggestions, elle est dans son rôle. Mais pour le maire, l'opposition a fait preuve d'une prétention sans nom...


D'ailleurs, elle a des raisons plus que légitimes de s'inquiéter du coût de ce projet. Déjà, il a coûté au moins 9 000 € (seul chiffre avancé à l'époque par la majorité) pour le transport des bouées de Brest à Plouhinec. Ensuite ça va encore coûter 45 000 € au Plouhinécois pour les restaurer. Dans le compte-rendu du Conseil Municipal du 27 juin 2008, la majorité estimait que les travaux de restauration coûteraient environ 25 000 €. L'estimation initiale de 25 000 € est donc passée dans les faits à 45 000 €. Presque le double !!
Mais qu'en est-il, comme s'interroge l'opposition, de l'aménagement du terrain où elles trouveront place, des socles, de la signalétique, etc ? La note va encore s'alourdir. J'ajoute que la restauration de ces bouées ne pourra se faire sur place. Il faudra donc les transporter à nouveau sur le lieu où elle seront traitées puis à nouveau déplacées vers leur lieu final, et ce une par une !! En outre, une fois que ce Conservatoire qui va coûter une fortune, et qui selon moi ne ramènera pas une foule de visiteurs supplémentaires, sera en place, il y aura encore un entretien régulier des bouées chaque année.
Il est clair que ce Conservatoire dépassera allègrement les 9 000 € déjà dépensés et les 45 000 € annoncés. Sans compter le coût astronomique du sentier d'interprétation, estimé "en début d'étude" à environ 600 000 €. Si l'on compte et soustrait les subventions perçues et confirmées, on en est encore à plus de 400 000 € (cf mon article du 18 mai 2010). Et en donnant ces chiffres, je ne me base que sur les chiffres avancés par la majorité. Comme je l'ai déjà rappelé à plusieurs reprises, l'hôtel de ville a jusqu'ici coûté plus de deux fois et demi le devis initial et tous les travaux de conformité ne sont pas finis. Pour rester dans le domaine maritime, à côté de ça, la SNSM a droit à une subvention communale annuelle de... 450 €.


Le maire écrit à propos du Conservatoire de bouées <<  Nous pensons que ce n'est pas la préoccupation majeure des Plouhinécois. Loin s'en faut. >>  Et bien, moi au contraire je pense que la préoccupation des Plouhinécois c'est de savoir comment sont employés leurs impôts et comment sont gérés les dossiers et le cas que l'on fait de leur avis pour s'engager dans des projets coûteux et non essentiels.


Dans son édito, le maire écrivait <<Le Maire n'est pas seul à prendre des décisions. Chaque semaine, il se réunit avec les adjoints, les conseillers qui le souhaitent, la Directrice Générale des Services Techniques. Aucun sujet n'est éludé, tout est étudié en commun.>>
Pourquoi un tel préambule ? Pourquoi insister sur ce qui est supposé être une situation de fonctionnement normal d'une majorité communale  si ce n'est jusquement pour masquer le fait qu'il n'en est rien. C'est un fait que le maire prend souvent des décisions seul. Ma conviction c'est que le maire se rend compte qu'avec ces bouées, il s'est enfoncé une épine dans le pied. Le projet traine depuis trop longtemps, il sera coûteux et n'attirera pas les foules. De ce fait, il ne souhaite pas être considéré comme le seul responsable de ce projet qui pour ma part n'a été qu'un caprice égotique. Oui mais voilà, une fois le caprice passé, les bouées sont bien là, à se dégrader. Les mois passent, puis les années. Abandonner le projet ? Ce serait reconnaître qu'on a fait une erreur (ce qui n'est pas le genre de la maison) et reconnaître qu'on a fait preuve de légereté avec l'argent public, alors on s'entête. Trop tard pour reculer...


Ensuite Jean Claude Hamon s'en prend à toute l'opposition et notamment à un élu sans le nommer d'ailleurs, de crainte sans doute d'être attaqué pour diffamation. Il s'émeut qu'une personne qui occupe plusieurs fonctions s'exprime. Donc si j'ai bien compris votre logique, M. le Maire, un élu de l'opposition qui est membre d'une commission et président d'une association, n'a qu'un seul droit, c'est celui de se taire ? Curieuse conception de la démocratie. Et vous osez en outre parler de "mélange sans état d'âme" de fonctions, mais faut-il vous rappeler que depuis des années votre première adjointe est aussi la correspondante locale du Télégramme ? Ca ne vous a pas traversé l'esprit que d'un point de vue déontologique c'était parfaitement anormal et même scandaleux ?


De façon répétée, le maire a été l'incarnation parfaite de la parabole de la paille et de la poutre.
« Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'oeil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas ? Ou bien comment vas-tu dire à ton frère : Attends ! Que j'ôte la paille de ton oeil ? Seulement voilà : la poutre est dans ton oeil ! Homme au jugement perverti, ôte d'abord la poutre de ton oeil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l'oeil de ton frère. »

Par l.cogan
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 01:33

 

singes

 

<< Le journalisme est parfois appelé << quatrième pouvoir >> pour le rôle de transparence qu'il est censé avoir au sein d'une démocratie. >> (Wikipedia)

 

 

Je vais à présent aborder un sujet qui concerne l'éthique journalistique en général et le cas de Plouhinec en particulier. La presse écrite se targue de respecter la déontologie et souvent l’endosse dans un geste auguste comme une toge de vertu. Mais tout le monde a pu constater que bien souvent, cette déontologie est plutôt malmenée, voire complètement ignorée.

 

On sait que la presse joue un rôle prépondérant dans la vie politique d'une commune. En effet c'est par son prisme que les habitants sont informés de tout ce qui se passe au niveau social et politique dans leur commune. Presque tout le monde lit le journal local le matin et se forge au fil des mois et des années une opinion sur la vie communale en fonction des informations que lui apporte le journal. Hubert Orione est responsable éditorial de la direction du Télégramme Douarnenez couvrant également le Cap Sizun et auteur de plusieurs articles sur Plouhinec. Or, il est avéré que, concernant Plouhinec, la direction du Télégramme de Douarnenez n'a pas eu l'impartialité qui est pourtant l'une des valeurs de base du journalisme, surtout sur un plan local. Je fais évidemment la différence entre le journalisme d'information et le journalisme d'opinion, entre un article relatant un fait et un édito par exemple qui lui peut prendre la forme d'un billet d'humeur.

 

 

On entend souvent parler d'éthique journalistique. J'ai fait une recherche pour voir ce qu'il y avait derrière cette expression. Et pour cà, je suis simplement aller à la base même du journalisme, un centre de formation professionnelle du journalisme. Et que peut-on lire sur leur site internet ?

 

 

L'éthique journalistique

L'activité du journaliste est encadrée par des règles qui s'appliquent à tous les médias et à tous les journalistes.

D'une manière générale, les principes de l'éthique journalistique peuvent s'exprimer de la manière suivante:

  • la première mission du journalisme a pour objet la recherche de la vérité.

  • la première loyauté du journaliste s'exerce envers les citoyens.

  • le journalisme est d'abord une discipline de vérification.

  • le journaliste se doit de faire preuve d'indépendance vis à vis des thèmes et des personnes dont il parle.

  • il n'existe pas de journalisme sans exercice de la conscience personnelle.

 

Les principes de base de l'éthique journalistique sont clairement énoncés. Une phrase parmi eux m'as sauté aux yeux : << le journaliste se doit de faire preuve d'indépendance vis à vis des thèmes et des personnes dont il parle.>>

Or, pendant de nombreuses années, et ça continue toujours, la direction de Douarnenez du Télégramme a purement et simplement ignoré ce principe essentiel en laissant Madame Marie-Pierre Duval, première adjointe de la municipalité de Plouhinec, être la correspondante locale de la commune et par là-même celle qui informe les lecteurs de ce qui s'y passe. Du point de vue déontologique, ceci est choquant.

 

stylo

 

Parfois, en comparant les articles de Ouest France et du Télégramme relatant les mêmes évènements (comme je l'ai fait par exemple dans mon article du 27 avril 2009), on est frappé par la différence de versions qu'il peut y avoir. A croire que ce sont des faits différents. Rappelons que le rôle du journalisme est essentiel car c'est en fonction des informations transmises par son vecteur que les citoyens fondent leur opinion. Qui peut croire qu'une première adjointe puisse produire une information impartiale à la population, informer en toute honnêteté et franchise de tout ce qui se passe et notamment des problèmes et puisse faire preuve d'une réflexion personnelle critique ?

 

desinformation

 

Autre exemple pour étayer mon propos :

<< le rapport Charon remis au ministère français de la Culture et de la Communication en juin  1998 faisait état des réflexions de la Presse Hebdomadaire Régionale. En matière de déontologie, il préconisait, entre autres, de :

  • Publier une information de qualité

    • impartiale, c'est-à-dire présentant les différents aspects d'une situation

  • Défendre la liberté de l'information

    • en veillant à son indépendance à l'égard de tous les pouvoirs

    • en exerçant son esprit critique, qui impose de douter méthodiquement de tout

    • en distinguant clairement l'information des messages de communication ou de publicité

  • Renforcer les valeurs qui fondent la démocratie

    • en faisant preuve d'équité, pour considérer tous les citoyens égaux devant la presse comme ils le sont devant la loi

Ce même rapport faisait état de règles professionnelles demandant que l'éditeur de presse hebdomadaire régionale s'engage à veiller à ce que ses journalistes :

  • ne soumettent pas un reportage aux sources avant sa publication ;

  • situent les faits et opinions dans leurs contextes, sans en exagérer ou en diminuer la portée >>

 

chien

 

Nul ne pourra croire que dans ces conditions, les articles du Télégramme concernant Plouhinec ne soient pas orientés et informent les Plouhinécois avec honnêteté et impartialité quand les bases mêmes de la déontologie ne sont pas respectées.

 


 

propagande

Par l.cogan
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